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Chronique Libres dans leur tête de Stéphanie Castillo-Soler

Aujourd’hui je vous présente Libres dans leur tête, de Stéphanie CASTILLO-SOLER qui a été lauréate du concours LIBRINOVA, sur le thème du huis-clos, grâce à ce premier roman court et riche en émotion. C’est une très belle découverte.

Un mot sur l’auteure

Née le 7 août 1972 à Poissy, dans les Yvelines, Stéphanie Castillo-Soler est mariée, heureuse maman de deux filles de 16 et 18 ans, avec qui elle partage sa passion des mots, lecture et écriture. Elle accorde beaucoup de valeur aux moments partagés en famille et entre amis. Elle aime la peinture, le cinéma, et surtout marcher dans la nature en toutes saisons. Enseignante, elle porte un regard personnalisé sur ses élèves, s’efforçant de révéler le meilleur de chacun. Depuis peu et presque par hasard, l’écriture lui ouvre les portes d’un nouvel univers.  Inspiré par le thème imposé par le concours Librinova, Libres dans leur tête  est son premier roman.

Résumé

Romain arrive en prison. Les choses n’auraient jamais dû en arriver là, mais une vieille femme est morte… et il doit payer. Il va partager sa cellule avec Laurent, inculpé pour l’homicide d’un dealer. En même temps qu’ils vont apprendre à se connaître, les deux garçons vont découvrir ensemble les codes de l’univers carcéral. De façon surprenante, c’est dans cet environnement hostile et fermé qu’ils vont aussi réussir à nouer des liens d’amour et d’amitié. Réflexion sur la culpabilité, la liberté, la solidarité et le sens de la vie, Libres dans leur tête  est un émouvant huis-clos et un édifiant récit d’apprentissage.

L’histoire commence en nous présentant Romain, qui prend quatre ans d’enfermement… Malheureusement une vieille dame est morte…

En arrivant au centre de détention, il fait connaissance avec Laurent, son voisin de cellule, qui lui a écopé de sept ans, à la suite d’une bagarre qui a mal tourné, le dealer est mort. Ils sont tous les deux impliqués dans des histoires de meurtre mais ont des circonstances différentes.

Dès le départ, j’ai été intriguée par ce joli coquelicot poussant sur un mur de briques mais quelle beauté ce livre ! Tout à sens !

Ce court roman est huit clos et un récit d’apprentissage, dans le milieu carcéral. Un sujet loin d’être évident pour ne pas tomber dans le côté obscur et pourtant l’autrice nous démontre l’inverse avec brio. Bravo à Stéphanie Castillo-Soler qui réussit d’une main de maître  son premier roman. Le sujet est parfaitement maîtrisé. Sa plume est addictive, poétique, fine et délicate. C’est beau et subtil ! J’ai été prise de suite dans ce roman que je l’ai lu d’une traite, impossible de le lâcher. Malgré que j’ai imaginé plus où moins cette fin, j’ai trouvé que l’intrigue et les rebondissements sont présents et m’ont tenu en haleine. La beauté des mots sur des maux au fil des pages nous procure une émotion forte.

J’ai apprécié que l’autrice nous parles des bénévoles qui écrivent aux personnes incarcérées. Également des familles ou des proches qui font de longs déplacements pour très peu de temps de parloir.

Quant aux personnages, ils sont attachants. On découvre des personnalités différentes, des milieux sociaux différents, mais une alchimie très forte les unit.  On partage leur quotidien, leur cellule, leurs regrets… On subit avec eux la lenteur des mois en prison et cette absence de liberté… L’autrice nous mène à nous poser des interrogations ! Les chapitres sont courts et les pages défilent à grande vitesse.

Une histoire pleine de sensibilité, de poésie, beaucoup d’espoir dans ce milieu hostile ! Un très bel hommage au pouvoir des mots ! (Vous comprendrez pourquoi lorsque vous le lirez)

J’ai beaucoup apprécié que l’autrice aborde et mette en avant la lecture, la bibliothèque de la prison, l’écriture, les courriers, la culture, le dessin, la peinture… Qui améliorent le quotidien des prisonniers, ce qui leurs permettent de se révéler peut-être des talents cachés et insoupçonnés. C’est une façon de combler un vide et de retrouver une forme de liberté.

J’ai adoré l’histoire, la construction de ce récit, la plume de l’autrice, j’ai ressenti une multitude d’émotions que je ne peux que vous recommander ce roman. Stéphanie Castillo-Soler apporte beaucoup de lumière dans ce milieu obscur des ténèbres. Je vous invite à glisser ce roman entre vos mains et restez libre dans votre tête…

Conclusion : Ne passez pas à côté de ce petit bijou !

Cette autrice est à suivre et j’ai qu’une hâte c’est de la relire très prochainement…

« Difficile de ravaler son amour propre, de se taire et d’encaisser. La prison a ses propres codes, pour survivre il faut s’y conformer ou du moins faire semblant. » P 83

« En prison plus qu’ailleurs, la lecture est une activité nécessaire, l’unique moyen de susciter la représentation d’objets, de paysages, de personnes absentes de l’univers carcéral. Les livres sont porteurs de rêves, de messages, d’évasion. Ils permettent de chasser l’ennui, comblent le vide, procurent aux détenus un ersatz de liberté. » P 94

« La finalité n’est pas seulement la création d’une œuvre d’art. La finalité est de procurer un petit espace de liberté, redorer l’image ternie que les détenus ont d’eux-mêmes, leur redonner envie d’avancer, leur montrer qu’ils sont encore des hommes doués d’une force créatrice, libres dans leur tête. » P 112

  • CHES LES ÉDITIONS LIBRINOVA
  • 158 PAGES

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