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L’INCONDUITE D’EMMA BECKER

Emma Becker revient avec son quatrième roman  L’inconduite paru le 17 août 2022 chez les Éditions Albin Michel.

Un mot sur l’autrice

Emma Becker, née Emma Durand, est une écrivaine française.
Après un baccalauréat littéraire en 2006, elle suit des études en lettres supérieures à l’Université Sorbonne-Nouvelle.
Sa première publication prend la forme d’une nouvelle érotique parue en 2008 dans la revue « Stupre ».
En 2011 elle publie Mr (Denoël), un premier roman-confession, une description cruelle de la traversée du fantasme, le désenchantement d’une Lolita contemporaine. Elle y raconte, avec décontraction, ses amours sévères avec ce « vieux » chirurgien de 42 ans. Ce livre est immédiatement remarqué par la critique et le public, traduit en 14 langues.
C’est en 2013 qu’elle décide de partir pour Berlin après une rupture amoureuse. Trois ans plus tard, elle a un enfant d’un Néo-Zélandais.
Son premier roman sera suivi d’Alice en 2015 (Denoël), l’histoire d’une jeune fille qui rencontre un homme d’une vingtaine d’années son aîné.
Son troisième roman, La Maison (2019, Flammarion), une autofiction, relate les deux ans que l’auteure passe à se prostituer dans deux maisons closes à Berlin sous le pseudonyme de Justine. Il a remporté le Prix Blù Jean Marc Roberts 2019 et le Prix du Roman News 2019.

Quatrième de couverture

« Cette grande joie sombre du désir qui rapproche les hommes et les femmes, ça me passionne, ça me réjouit, ça m’émeut au plus profond de moi-même.
C’est ce désir pulsion de vie que j’aime et que j’ai envie de raconter dans mes livres ».

Ce livre ne plaira pas à tout le monde ! C’est un roman décapant qui va déranger et en faire parler plus d’un d’autant plus qu’Emma Becker ne mâche pas ses mots.

Dès les premières pages, l’autrice donne le ton sur le besoin de se sentir vivante (en danger) à travers le regard d’un homme. 

« Peut-on rester femme en devenant mère ? Peut-on rester soi dans le désir des hommes ? »

Emma Becker se livre sans tabou, nous parle du désir de la femme et de ses relations avec les hommes avec beaucoup de franchise et d’authenticité.

Emma a une trentaine d’années, maman d’un petit garçon se prénommant Isidore, et en couple libre avec Lenny.  (Tellement libre que ça peut en choquer plus d’un) mais comment lutter contre la routine ?! 

(…) que L’Anamour c’est ma version du conte de fées, à la limite vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants je m’en tape, mais la réussite ultime c’est d’atteindre l’éternité ainsi, dans les yeux d’un homme que j’aime. Je me sens à peu près grotesque qu’une femme mariée tirant la gueule à son mari parce qu’il ne la prend jamais contre la table de la cuisine façon Jack Nicholson dans Le facteur sonne toujours deux fois, alors je ne dis rien, j’attrape sa main entre nos tasses de café, je lui tends un sourire qui est l’ombre de ceux que j’avais à Paris, il n’y a pas si longtemps, lorsque baignée de soleil et d’amour, je croyais me confondre avec la splendeur de la ville.

Elle nous parle de sa famille, de la mort, de ses aventures et ses envies sexuelles… Emma Becker nous parle de plein de choses… Quelquefois en vrac, parfois de manière jolie et parfois de manière salasse. Elle enchaîne les relations en comblant un vide et cherche un équilibre entre son rôle de mère et ses relations avec les hommes.

À l’écrire maintenant, je me rends compte que ce ne sont pas les tromperies, le manque d’attention, les maladresses qui sont sacrilèges, mais bien le bonheur simple qui est impossible à concevoir clairement dans le souvenir, impossible à reproduire peut-être, alors que les rancœurs sont comme des personnages en chair et en os.

D’une plume crue, fluide, libérée et tantôt vulgaire, Emma nous transporte dans son intimité mêlant sexe, déception, et humour. 

J’en ai un peu ras le cul de faire le Gainsbourg de service. J’aimerais bien être la Jane Birkin de quelqu’un, pour une fois. C’est trop demander, putain, un type qui me regarde comme s’il n’avait jamais rien vu de plus beau ? Je ne dis pas en permanence mais disons au moins un peu, le temps que ça prend pour s’en faire un souvenir, Et lui retourner ce regard, tous les deux enveloppés dans un chaud ravissement.

J’ai trouvé la fin légèrement banale néanmoins magnifique bref je n’en dirai pas plus.

Malgré quelques longueurs j’ai aimé ce roman et je trouve l’autrice audacieuse. Emma Becker nous prouve une fois de plus son talent littéraire dans un univers bien à elle.

Il vous tente ?

  • Parution le 17 août 2022 chez les Éditions Albin Michel
  • 368 pages
  • Ma note 16/20

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