ÉDITIONS HÉLOÏSE D'ORMESSON, CONTEMPORAIN, LITTÉRATURE CONTEMPORAINE, LITTÉRATURE FRANÇAISE, Roman

ON POURRAIT CROIRE QUE CE SONT DES LARMES D’ÉRIC GENETET

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous parle du sixième roman On pourrait croire que ce sont des larmes d’Éric Genetet paru le 27 janvier 2022 chez les Éditions Héloïse d’Ormesson.

Un mot sur l’auteur

Né en 1967, Éric Genetet vit entre Strasbourg et Paris. Il est l’auteur de plusieurs romans dont Le fiancé de la lune, sélection Talents Cultura 2008, Tomber, lauréat du prix Folire 2016, et un bonheur sans pitié.

Julien doit prendre la route pour Argelès-sur-Mer.
Cela fait près de trente ans qu’il n’y est plus retourné. C’est là-bas, sur la plage, qu’il a abandonné son innocence, ses souvenirs d’une enfance heureuse et celui du visage de son père. C’est aussi là-bas que s’est installée sa mère, Louise, depuis plusieurs mois. Elle qui s’était promis de ne plus y remettre les pieds non plus. Ce trajet qui le ramène vers son passé, Julien n’a d’autre choix que de l’emprunter : sa mère a disparu. Du moins l’a-t-il cru, car elle est bien dans son appartement lorsqu’il arrive.
À quoi joue-t-elle ? Louise veut lui parler. Elle doit lui parler. Mais après tant de silence, y a-t-il encore quelque chose à renouer ?

À travers le portrait de cet homme en route vers son passé, Éric Genetet raconte les silences infranchissables et les blessures vives de l’enfance. Mais au bout du voyage, la lumière inonde la plage entre les larmes et ouvre la voie de la renaissance. L’avenir est toujours à construire.

Ma première rencontre avec cet auteur et sans doute pas la dernière.
Le titre et la couverture sont très jolis et m’a donné l’envie de le découvrir ce roman.


Julien vit à Paris et il est photographe.
Louise, comédienne, a pris sa retraite et est s’est installée à Argelès-sur-Mer dans le sud de la France. L’unique lieu où son fils Julien n’a pas envie d’aller la voir. Trente-trois ans, auparavant, son père Serge les a quittés et ce lieu est devenu l’endroit du désamour alors pourquoi Louise est venue s’y installer.

Un matin du dernier été, Julien s’est réveillé vers neuf heures. Il a bu un verre de lait et il a trouvé que la tête de sa mère n’était pas celle des autres jours. La Mercedes rouge n’était pas devant la porte. Louise avait fini par dire « Ton père nous a quittés cette nuit. » L’absence d’un père est un volcan.


Brutalement, Louise disparaît. Le voisin du dessus, Genio Tardelli, laisse un message sur le répondeur de Julien qui se retrouve à ne pas avoir d’autres choix de prendre sa vieille Mercedes appartenant à l’époque son père et prendre la direction du sud de la France.

Le fils de Louise a réécouté le message et, parce qu’il n’avait plus le choix, il est monté dans la Mercedes 280 SE rouge en direction du sud de la France. La scène s’est déroulée hier soir à Paris, presque trente-trois ans plus tard après le dernier été.

 Ce retour à Argelès-sur-Mer va plonger Julien dans son passé, ses souvenirs d’enfance où il passait ses vacances avec ses parents. Julien et sa mère ont tant de choses à se dire. Les blessures sont encore bien profondes, mais Julien va devoir comprendre pour enfin se libérer et vivre sa vie. 

Il y a des familles qui portent des mystères trop lourds pour s’aimer.

L’auteur va remonter le temps et confronter un fils et sa mère pour comprendre les non-dits et les silences. 

Je me suis conduit comme un imbécile avec les femmes, répond le fils sans se calmer. Et tu y es pour quelque chose, c’est certain ! Mais qu’est-ce que tu crois Louise ? Que j’ai vécu de belles histoires ? Que je m’en suis mieux sorti que toi ? Tu te trompes, rien n’est simple pour moi. Tu te fous de moi, c’est ça ?

Quant à la plume de l’auteur, c’est fluide, subtil, tendre, lumineux, les pages se tournent avec beaucoup d’émotions.
Les personnages sont attachants et j’ai été touchée par la sensibilité de Julien. 

Éric Genetet nous interpelle sur les conséquences des secrets familiaux en nous montrant que malgré les douleurs, la réconciliation n’est jamais loin et permet de nous ouvrir à de nouveaux horizons. 

Est-il plus facile de vivre avec une présence que l’on ne désire plus ou avec une absence que l’on désire ?

Ce court roman est joliment bien écrit. Une histoire de famille remplie de tendresse, de sensibilité et d’amour que je vous recommande les yeux fermés.

  • Parution le 27 janvier chez les Éditions Héloïse d’Ormesson
  • 160 pages
  • Ma note 16/20

2 réflexions au sujet de “ON POURRAIT CROIRE QUE CE SONT DES LARMES D’ÉRIC GENETET”

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