Éditions de l'Archipel, CONTEMPORAIN, LITTÉRATURE FRANÇAISE, Roman, THRILLER

LE CAS VICTOR SOMMER DE VINCENT DELAREUX

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je suis ravie de vous parler du roman Le cas Victor Sommer de Vincent DELAREUX qui paraîtra le 25 mai 2022 aux Éditions de L’Archipel.

Un mot sur l’auteur

Après des études littéraires à Paris, Vincent Delareux s’installe en Normandie et commence à écrire. À 25 ans, il signe Le Cas Victor Sommer, premier roman d’une série où les tourments de l’âme côtoient les secrets de famille.

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir quelqu’un. Une ambition entravée par sa mère, infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de prendre son envol.

Le jour où celle-ci disparaît de façon mystérieuse, Victor est confronté à un monde qu’il n’a jamais appris à connaître…

Faut-il détruire son passé pour se bâtir un avenir ?

Renier père et mère pour pouvoir exister ?

Se révolter pour être enfin libre ?

BLUFFANT et MAGISTRAL !!!

Vincent Delareux nous plonge dans un roman noir psychologique et aux aspects philosophiques.


Dès les premières pages, nous pénétrons dans l’univers sombre de Victor.
Victor Sommer, 33 ans, mène une vie monotone, soif de reconnaissance et aspire à devenir quelqu’un… Jusqu’à la disparition de sa mère qui opère un véritablement chamboulement.

Je me suis demandé où Maman avait pu passer la nuit. En temps normal, elle se serait insurgée de devoir dormir ailleurs que chez elle, ne serait-ce que pour une nuitée. Toute personne connaissant Maman, même de loin, sait à quel point elle est casanière, et que l’on serait tombé des nues en apprenant qu’elle veniat de passer vingt-quatre-heures en dehors de sa maison. Or, si elle l’avait fait, c’était à cause de moi. Mon insolence avait été sans commune mesure. La honte me rongeait.


Victor est sous l’emprise d’une mère infirme, tyrannique, et possessive. La relation de la mère est clairement malsaine, castratrice et glauque. Quant à Victor, c’est un marginal dans l’âme, il ne trouve pas sa place et consulte un psychiatre une fois par semaine.


Ce fameux dimanche où elle disparaît, Victor va être confronté à un nouveau monde extérieur qu’il ne connaît pas.


Va-t-il se révolter pour être libre ? Que va t-il devenir ?

« Et toi que deviens-tu ? ».
Cette question m’a heurté de plein fouet. Je ne pouvais pas lui avouer que je ne devenais rien. Je serais passé pour un idiot, voire un marginal. J’ai cherché une histoire intéressante à raconter : un destin palpitant, une vie trépidante, n’importe quoi, tant que c’était quelque chose plutôt que rien. Au bout du compte, je me suis ravisé, car je n’aurais pas été crédible dans mon mensonge. Honteusement, j’ai déclaré :
 » J’habite seul avec Maman ».
Eugénie a ri.
 » Dans un très vieil appartement, rue Sarasate… »,a-t-elle chantonné.
Je n’ai pas tout de suite compris la référence. Sans doute a-t-elle pensé que je manquais de culture musicale, ou bien d’humour, ou des deux.

Le Cas Victor Sommer est un roman court composé de trois parties.
Un récit haletant et une ambiance oppressante, voire étouffante. L’auteur maîtrise pleinement son sujet, on monte en pression psychologique. Le récit est parfaitement bien construit, l’intrigue est absolument bien ficelée.
L’auteur nous dresse avec beaucoup de justesse, le portrait psychologique de chaque protagoniste. Des personnages complexes. Vincent Delareux manie les mots avec beaucoup de justesse et de talent.

« Il n’est jamais recommandable d’être à la merci d’un dieu, quel qu’il en soit. Beaucoup ont bâti leur vie sur une illusion : celle d’être un jour récompensés pour toutes les souffrances endurées. C’est ce que tu désires ? Fonder ton avenir sur un mirage ?

-Non, ai-je admis en baissant le regard.

-Dans ce cas, révolte-toi !Au lieu de te soumettre à Dieu, sois Dieu ! »


D’une plume sobre, incisive, subtile et addictive, Vincent Delareux nous offre une intrigue profonde et psychologique ! Le suspens est à son comble ! La fin est explosive et à la hauteur de mes attentes.

« Pourquoi meurt-on ? me suis-je risqué ? « 

– Et pourquoi vit-on ? a-t-elle riposté. Si la mort est mystérieuse, la vie l’est tout autant. Si on doit mourir, c’est uniquement parce que la vie nous y oblige. Sans vie, pas de mort. On blâme toujours la Faucheuse alors qu’elle n’y est pour rien : elle aussi est une esclave de la vie. Il faut bien que quelqu’un endosse le mauvais rôle. Oui, la seule responsable de nos malheurs, c’est bel et bien la vie.

Cette lecture est déroutante, troublante et captivante !
Je suis bluffée et sous le charme de la plume de ce jeune écrivain prometteur !

Bravo Vincent Delareux ! 
Ce roman est incontestablement une réussite et j’ai hâte de vous relire très prochainement.

  • Parution le 25 mai 2022 chez les Éditions de l’Archipel
  • 208 pages
  • Ma note 16/20

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